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	<title>Isabelle Briche</title>
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	<description>Cat sitter &#38; Comportementalise félin - Saint-brieuc</description>
	<lastBuildDate>Sat, 03 Jan 2026 18:19:46 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Gratitude</title>
		<link>https://www.isabelle-briche.fr/gratitude/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Isabelle Briche]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Dec 2025 15:18:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Une fin d’année ou un début d’année est toujours l’occasion de faire un bilan et de se donner des résolutions ou orientations nouvelles. En préparant une à une mes cartes de vœux, je réalise que je ressens une vraie gratitude envers tous celles et ceux qui me permettent d’exercer l’activité professionnelle dans laquelle je m’épanouis. C’est une aventure humaine sans cesse&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une fin d’année ou un début d’année est toujours l’occasion de faire un bilan et de se donner des résolutions ou orientations nouvelles. En préparant une à une mes cartes de vœux, je réalise que je ressens une vraie gratitude envers tous celles et ceux qui me permettent d’exercer l’activité professionnelle dans laquelle je m’épanouis.</p>
<p><span id="more-2270"></span></p>
<p>C’est une aventure humaine sans cesse renouvelée d’avoir l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes, puis de les croiser et parfois les côtoyer pour partager de bons moments ensemble. C’est une vraie chance de recevoir leur confiance en me voyant remettre les clés de leur logis, de découvrir des univers différents, de me fondre pour un laps de temps donné dans leurs habitudes à reproduire avec leur compagnon félin.</p>
<p>C’est un chouette défi que d’avoir pour objectif de faire passer à chaque chat dont j’ai la garde momentanée les meilleures vacances possibles, même en l’absence de leur humain(e) de référence. Chaque chat à son histoire de vie, ses habitudes, ses rituels, son âge, son état de santé, sa personnalité, son humeur du moment &#8230; Il m’incombe de prendre soin de chacun en tenant compte de ces éléments, ce qui rend chaque rendez-vous unique. Certains sont craintifs ou calmes, demandent que je me fasse la plus discrète et non intrusive possible, d’autres sont en recherche de présence bienveillante et acceptent ou recherchent le contact, d’autres encore partagent avec moi des parties endiablées de jeu interactif, avec une vraie capacité créative dans leurs interactions avec moi.</p>
<p>Chacun a la capacité de faire naître en moi un sourire intérieur qui illumine ensuite ma journée. Je mesure combien cela est précieux.</p>
<p>Les bilans comportementaux sont aussi une vraie occasion d’œuvrer pour le bien de chacun : pour l’humain, il s’agit de comprendre et de mettre en œuvre les éléments permettant d’instaurer ou de retrouver les conditions d’une cohabitation sereine (ou tout au moins apaisée) avec le compagnon félin ; pour le chat, il s’agit d’arriver à ce que lui soient offertes les conditions de vie qui répondent à ses besoins fondamentaux et lui permettent de s’épanouir dans sa famille humaine. Chaque famille à son fonctionnement, chaque relation chat-humain est unique ; chaque consultation est une occasion qui m’est donnée d’aider l’humain à mieux comprendre son chat, ses besoins, les raisons de ses comportements, pour que les besoins de chacune des deux parties soient respectés et que le bien-être félin et humain s’instaure de manière durable.</p>
<p>Je mesure quelle chance j’ai de pouvoir œuvrer en ce sens, pour le bien de tous, et je vous en remercie.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Merci également à Roméo de me servir de support pour illustrer ces quelques mots …</em></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pourquoi adopter un chaton à partir de 3 mois plutôt qu&#8217;à 2 mois</title>
		<link>https://www.isabelle-briche.fr/pourquoi-adopter-un-chaton-a-partir-de-3-mois-plutot-qua-2-mois/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Isabelle Briche]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jun 2024 19:59:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Les chatons, espèce nidicole, dépendent entièrement des soins maternels pour leur survie et développement social. Un sevrage précoce peut entraîner des troubles comportementaux. Attendre  que le chaton ait au minimum 3 mois pour l&#8217;adopter favorise un équilibre émotionnel et social optimal. Au contraire d’autres espèces nidifuges (qui quittent le « nid »), le chat est une espèce nidicole (qui reste au « nid »).&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les chatons, espèce nidicole, dépendent entièrement des soins maternels pour leur survie et développement social. Un sevrage précoce peut entraîner des troubles comportementaux. Attendre  que le chaton ait au minimum 3 mois pour l&rsquo;adopter favorise un équilibre émotionnel et social optimal.<span id="more-2114"></span></p>
<p style="text-align: left;">Au contraire d’autres espèces nidifuges (qui quittent le « nid »), le chat est une espèce nidicole (qui reste au « nid »). C’est à dire que les petits ne sont absolument pas autonomes à leur naissance. Leur survie dépend des soins maternels qui leur sont apportés. Pour des chatons nouveau-nés, le rôle de la mère est  essentiel. Elle les nourrit, stimule leurs éliminations urinaires et fécales, leur apporte la chaleur et le sentiment de sécurité nécessaire à leur développement, par sa présence, son odeur, ses léchages, ses soins divers.</p>
<p style="text-align: left;">L’attachement maternel qui s’établit durant les premières semaines de vie des chatons permet également aux petits de se forger une identité sociale et sexuelle qui leur permettra notamment d’user et de comprendre les codes sociaux propres à l’espèce. Cette phase de socialisation primaire est primordiale pour le développement du chaton.</p>
<p style="text-align: left;">Une fois le sevrage alimentaire réalisé, à partir du deuxième mois, la mère continue à donner une éducation sociale à ses petits en leur permettant de faire différents apprentissages essentiels à leur manière de se comporter : contrôle des morsures et griffures durant les jeux, initiation à la chasse et capture de proies, etc. Les apprentissages se font également au sein de la fratrie et seront utiles toute la vie durant. De ce fait, quelque que soit l’espèce animale, un sevrage précoce à de multiples effets délétères sur le petit, qui peut en garder des séquelles développementales et comportementales toute sa vie durant.</p>
<p style="text-align: left;">Différentes études scientifiques ont montré l’importance extrême d’évoluer dans un milieu sécure : pour que le petit se sente suffisamment en sécurité pour aller explorer son environnement, faire des rencontres et tisser des liens sociaux, il faut qu’il ait pu tisser un attachement sécure à un adulte référent, qui lui a prodigué des soins et l’a rassuré par sa présence affective. Il faut avoir eu une base sécure pour ne pas avoir peur de la quitter pour partir en exploration, sachant qu’on va la retrouver au retour. Un sevrage précoce peut donc avoir comme premier effet d’avoir un individu insécure, qui aura peur de tout, cherchera à se cacher pour se soustraire au regard ou à la caresse, ne saura pas se comporter avec ses congénères ou avec un humain. Il aura un seuil de tolérance et un niveau d&rsquo;adaptabilité assez bas, pouvant user de comportements agonistiques pour rétablir la distance de sécurité dont il aura besoin car il n’aura pas eu l’occasion de développer des compétences psycho-sociales, c’est-à-dire émotionnelles et relationnelles.</p>
<p style="text-align: left;">Ainsi, vous aurez davantage de chances d&rsquo;avoir un chat « bien dans ses patounes et dans sa tête » si vous avez eu la patience d&rsquo;attendre que votre chaton ait au moins 3 mois &#8211; plutôt que 2 &#8211; avant de le séparer de sa mère et de sa fratrie. Les pratiques habituelles méritent d&rsquo;évoluer.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lettre à Léo</title>
		<link>https://www.isabelle-briche.fr/lettre-a-leo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Isabelle Briche]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Jul 2021 14:02:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Léo, ce matin-là tu n’es pas venu me réveiller à 7h30 comme à ton habitude, en posant ton nez contre mon nez, d’une pression suffisante à m’éveiller. Tu n’as pas été présent sur le tapis de douche, attendant ma sortie pour venir t’abreuver à mes jambes, en y léchant les gouttes d’eau. Tu n’avais pas non plus dormi avec moi,&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Léo, ce matin-là tu n’es pas venu me réveiller à 7h30 comme à ton habitude, en posant ton nez contre mon nez, d’une pression suffisante à m’éveiller. Tu n’as pas été présent sur le tapis de douche, attendant ma sortie pour venir t’abreuver à mes jambes, en y léchant les gouttes d’eau.<span id="more-2018"></span></p>
<p>Tu n’avais pas non plus dormi avec moi, lové dans le creux de ma taille. Je t’ai trouvé couché sur ton fauteuil préféré dans le salon. Tu n’as pas couru à ta gamelle pour réclamer de manière calme mais déterminée ton petit déjeuner. Tu m’as seulement demandé à ce que je t’ouvre la porte pour aller au jardin. Intriguée, je t’ai suivi.</p>
<p>Je t’ai vu creuser frénétiquement différents trous dans la terre meuble pour t’y faire litière, mais surtout, surtout, je t’ai entendu miauler comme jamais je ne t’avais entendu avant. Des hurlements de douleur.</p>
<p>Je ne savais pas qu’un chat pouvait produire de tels sons.</p>
<p>Les minutes m’ont parue longues, devant le téléphone, jusque 8h00, heure d’ouverture de la clinique vétérinaire. J’étais à la clinique 10 minutes plus tard.</p>
<p>Là, des termes médicaux dont j’ignorais l’existence &#8211; et plus encore le sens &#8211;  sont tombés : ascite, laparotomie, entérostomie … Je nageais en plein brouillard alors que le vétérinaire me demandait de prendre une décision capitale. Anesthésier et opérer, pour « aller voir », se rendre compte, poser un diagnostic qui n’était pas suffisamment clair malgré l’échographie et la radio. Mais anesthésier et opérer allaient, de toutes façons, dégrader un peu plus ton état. Les deux choix étaient de mauvais choix.</p>
<p>Entre « ne rien faire et attendre que ton état se dégrade encore plus sans indication permettant une prise en charge médicale » et « poser un diagnostic avec la contrepartie de t’affaiblir en peu plus », j’ai choisi. Tu as été placé dans un grand box, et je suis restée avec toi pendant une heure, incapable de m’en aller, incapable de faire autre chose que pleurer. La conviction intime que je ne te reverrais plus mais que je ne t’étais d’aucun secours m’a fait quitter les lieux. Me voir souffrir ne pouvait qu’ajouter à ta propre souffrance.</p>
<p>Alors oui, j’ai « prié » pour que tu t’en sortes, que tu me reviennes comme le compagnon loyal et fidèle que tu étais depuis 10 ans. Puis, les heures passant, je t’ai adressé des pensées moins égocentriques, je t’ai dit de faire comme tu le souhaitais et comme tu le pouvais. De penser à toi et non à moi.</p>
<p>Tous les jours je te le disais, à voix haute et les yeux dans les yeux : « Tu es le meilleur chat du monde, par ta présence, ta confiance, ta complicité envers moi, ton regard à la fois attentif et bienveillant. Tu es une crème de chat, ne reculant devant aucun acte médical, avalant tout seul, quand nécessaire, tous les cachets prescrits par le vétérinaire. Accourant vers moi à la simple vue de ta brosse. Pétri d’habitudes et de rituels qui font d’une relation son côté unique et irremplaçable. Hyper équilibré entre « ta vie de chat » faite de siestes au soleil, de traquenards envers les moineaux, de « prélèvements » (ainsi que disent les chasseurs) de souris et autres mulots dans le jardin, mais aussi de compagnonnage avec ton « humaine de compagnie » que je suis. Tous mes voisins ont remarqué ta présence à la grille du jardin quelques minutes avant mon arrivée, quelle qu’en soit l’heure. Ils savent également, qu’en cas d’invitation de leur part, tu ne manqueras pas de m’escorter. Un couple chat humain assez fusionnel, mais d’une manière mutuellement consentie et respectueuse. Que demander de mieux ? ».</p>
<p>Alors, si ton heure était venue, le mieux que je puisse faire était de te laisser partir. Te laisser faire ce qui était juste pour toi.</p>
<p>Quand, enfin, le téléphone a sonné et que le vétérinaire m’a annoncé des métastases généralisées à tous les organes abdominaux, je n’ai pas hésité une seconde. Il y a des circonstances où demander une euthanasie est l’acte d’amour ultime.</p>
<p>Maintenant que tu reposes dans mon jardin, je continue de penser que tu m’as montré le chemin.</p>
<p>Notre relation était tellement forte et tellement belle que j’ai entamé des études d’éthologie, pour mieux comprendre le comportement d’autres espèces que la nôtre, mieux te comprendre et mieux savoir répondre à tes besoins. Cette reprise d’études universitaires en a précédé une autre, la formation d’intervenante en comportement félin. Les lectures nombreuses, les recherches documentaires, la participation à des conférences, les discussions à bâton rompu avec toute personne susceptible de m’enseigner, de créer une agitation intellectuelle, ont été à l’origine d’un nouveau projet professionnel, pour mettre tous ces nouveaux savoirs au service d’autres animaux que toi, humains et non humains. Elles m’ont permis de faire de nouvelles et belles rencontres humaines (special thanks to Fred) …</p>
<p>Voilà tout ce que je te dois, mon chat (l’adjectif n’est pas possessif mais affectif). J’espère seulement t’avoir offert une belle vie, sereine et enjouée, et m&rsquo;être montrée à la hauteur des attentes que pouvait avoir ta maman chat quand elle est venue te déposer dans mon jardin.</p>
<p>Il y a 10 ans déjà.</p>
<p>Il y a 10 ans seulement.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les comportements naturels ou adaptatifs injustement nommés « troubles du comportement »</title>
		<link>https://www.isabelle-briche.fr/troubles-du-comportement-ou-comportement-qui-nous-troublent/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Isabelle Briche]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Apr 2021 08:21:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Il est malheureusement communément admis de parler de « troubles du comportement » pour désigner tous les comportements que nous jugeons intempestifs de la part de notre chat : agitation nocturne, miaulements intempestifs, besoins hors litière, griffades à des endroits inappropriés, mais aussi peur des bruits et/ou personnes, difficultés de cohabitation, conduites agressives, etc. Pourtant, tous ces comportements ne sont que&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il est malheureusement communément admis de parler de « troubles du comportement » pour désigner tous les comportements que nous jugeons intempestifs de la part de notre chat : agitation nocturne, miaulements intempestifs, besoins hors litière, griffades à des endroits inappropriés, mais aussi peur des bruits et/ou personnes, difficultés de cohabitation, conduites agressives, etc. Pourtant, tous ces comportements ne sont que des comportements naturels ou adaptatifs au milieu de vie que nous offrons à nos compagnons.<span id="more-2001"></span></p>
<p>Si on y réfléchit sérieusement, nous nous apercevons que nous régentons à peu près tout de leurs conditions de vie :</p>
<ul>
<li>surface ou nombre de pièces à disposition,</li>
<li>accès ou non à l&rsquo;extérieur,</li>
<li>accès aux meubles,</li>
<li>qualité, quantité et modalités d&rsquo;alimentation,</li>
<li>temps de présence ou d&rsquo;absence de l&rsquo;humain de référence,</li>
<li>présence ou absence d&rsquo;autres animaux,</li>
<li>caresses ou portages imposés,</li>
<li>interdits &#8230;</li>
</ul>
<p>La liste est longue !</p>
<p>Si vous passez en revue toutes ces composantes, il y a fort à parier que vous allez vous rendre compte de toutes les adaptations dont fait preuve votre matou préféré.</p>
<p>Parfois, il arrive que le milieu de vie ou le contexte demande au chat encore plus d&rsquo;adaptation et qu&rsquo;il arrive à ses limites.</p>
<p>C&rsquo;est pourquoi il est utile de faire appel à un consultant en comportement qui pourra vous aider à prévoir, en vue d&rsquo;une adoption, c&rsquo;est à dire de manière préventive, quelles composantes du milieu de vie correspondront à ses besoins et aux vôtres, ou, de manière curative, décrypter quelles sont les causes et les facteurs aggravant du comportement pour vous aider à rétablir les conditions d&rsquo;une cohabitation harmonieuse, qui tiennent compte à la fois de vos besoins mais aussi ceux de votre chats.</p>
<p>Il est toujours utile de prévoir en préalable une consultation vétérinaire pour examiner si une problématique de santé n&rsquo;est pas à l&rsquo;origine du changement comportemental de votre chat.</p>
<p>Pour sa part, le consultant en comportement intervient en tant que médiateur entre vous et votre chat, pour prendre en compte vos propres besoins comme ceux de votre chat, en s&rsquo;appuyant sur ses connaissances en éthologie, la science du comportement des animaux, en psychologie et en systémie. En effet, le comportementaliste considère les animaux humains et non humains de la famille comme formant un système au sein duquel chaque élément peut avoir des incidences sur un autre.</p>
<p>L’action du consultant vise à :</p>
<ul>
<li>identifier / comprendre « ce qui ne va pas » dans son environnement ou dans ce contexte pour que ce(s) chat(s) en vienne(nt) à produire de telles attitudes,</li>
<li>vous aider à avoir une compréhension accrue de la situation, c’est-à-dire quel est le besoin de votre chat, en l’occurrence <strong>son</strong> besoin non satisfait, et quel est votre besoin, en l’occurrence <strong>votre</strong> besoin non satisfait,</li>
<li>prendre conscience des écarts éventuels entre les deux et envisager ensemble ce qui peut être mis en place pour le mieux-être de chacun,</li>
<li>vous conseiller sur les changements matériels ou relationnels à initier pour qu&rsquo;en retour, votre animal change lui aussi de comportement.</li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Aimer ou respecter les animaux ?</title>
		<link>https://www.isabelle-briche.fr/aimer-ou-respecter-les-animaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Isabelle Briche]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2020 09:37:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.isabelle-briche.fr/ISA/?p=1348</guid>

					<description><![CDATA[Je vous livre une anecdote pour illustrer mon propos : Lors d’une formation au métier de comportementaliste, j’ai eu l’occasion de pénétrer dans un enclos dans lequel vivaient des loups. Leur soigneur m’ayant invitée à entrer, j’ai ouvert la porte et mis un premier pied dans l’enclos. Ce début de mouvement a aussitôt fait réagir la femelle à proximité : la louve&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Je vous livre une anecdote pour illustrer mon propos :</p>
<p>Lors d’une formation au métier de comportementaliste, j’ai eu l’occasion de pénétrer dans un enclos dans lequel vivaient des loups. Leur soigneur m’ayant invitée à entrer, j’ai ouvert la porte et mis un premier pied dans l’enclos.<span id="more-1348"></span></p>
<p>Ce début de mouvement a aussitôt fait réagir la femelle à proximité : la louve a baissé le cou, me jetant un regard « par en-dessous » et esquissé un mouvement de recul en levant une de ses pattes antérieures vers l’arrière. Je n’ai pas eu besoin de réfléchir : TOUT, dans son langage corporel, me signifiait son inconfort à me voir pénétrer dans son domaine vital, et j’ai simplement reculé pour sortir de l’enclos et refermer la porte, rapidement mais calmement, recréant de la distance entre elle et moi, afin qu’elle soit plus confortable.</p>
<p>Le soigneur m’a alors signifié que j’avais eu la bonne attitude en me disant : « On s’en fout d’aimer les animaux, ce qui compte, c’est de les respecter ».</p>
<p>Sur le moment, le propos m’a semblé violent.</p>
<p>Aujourd’hui, je fais mienne cette phrase. Combien d’erreurs comportementales faisons-nous avec nos animaux de compagnie, au prétexte de les aimer ? Il me semble autrement plus important d’établir une relation fondée sur le respect.</p>
<p>Respecter son chat nécessite le préalable indispensable de connaître ses besoins, et ils sont multiples ! Que ce soit en matière de rythmes d’activités et de repos, de prédation, d’alimentation, de toilettage, d’étirements, de griffades, d’exploration, de jeu, etc. Je ne saurais que trop vous recommander de vous intéresser à tous ces besoins.</p>
<p>Ainsi, vous pourrez offrir à votre compagnon de vie une alimentation que vous aurez choisie sur la base de ses constituants analytiques, après vous être fait expliqué par votre vétérinaire préféré le B-A BA de ses besoins alimentaires, en fonction de son âge, de son état de santé, etc. Vous pourrez même enrichir son comportement alimentaire grâce à des gamelles interactives qui, non seulement recréeront l’effort nécessaire que le chat doit faire dans la nature pour arriver à se nourrir, mais augmenteront considérablement le temps nécessaire à sa prise alimentaire, lui évitant de s’ennuyer en votre absence …</p>
<p>Décider des espaces dont il aura besoin, dans les trois dimensions, et les aménager, dont un espace repos où il sera interdit de le déranger, distinguer clairement la zone d’alimentation de celle d’élimination, lui prévoir des griffoirs qui lui permettront d’étirer sa colonne vertébrale, favoriser le renouvellement des griffes et les aiguiser, partager de vraies séances de jeu avec lui, tout cela concoure à l’épanouissement de votre petit félin.</p>
<p>De même, apprendre à décoder son langage corporel vous renseignera à coup sûr sur son état émotionnel et contribuera grandement à établir de manière durable une relation vraiment positive avec lui. Et vous pourrez vous dire que, non seulement vous aimez votre animal, mais qu’en plus, vous le respectez !</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le bien-être animal</title>
		<link>https://www.isabelle-briche.fr/le-bien-etre-animal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Isabelle Briche]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Sep 2020 07:00:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[équilibre et bien-être]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://tails.dv.ancorathemes.com/?p=143</guid>

					<description><![CDATA[La question du bien-être animal est une question éminemment subjective. Elle nécessite différentes approches pour s’en faire une représentation la plus exacte possible, d’autant plus que la question doit se poser depuis la naissance de l’animal, jusqu’à sa mort, y compris par euthanasie. Raisonner de manière rationnelle et factuelle sur un sujet qui touche à l’émotionnel n’est pas chose aisée.&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La question du bien-être animal est une question éminemment subjective. Elle nécessite différentes approches pour s’en faire une représentation la plus exacte possible, d’autant plus que la question doit se poser depuis la naissance de l’animal, jusqu’à sa mort, y compris par euthanasie.<span id="more-143"></span></p>
<p>Raisonner de manière rationnelle et factuelle sur un sujet qui touche à l’émotionnel n’est pas chose aisée. D’une manière générale, on peut avoir une « approche intégrée » du bien-être, y faire figurer des indicateurs biologiques, physiologiques … C’est-à-dire considérer le bien-être des animaux dans un contexte donné, privilégier une approche pragmatique et opérationnelle, dans laquelle les faits, les signes que nous envoie l’animal priment sur toute interprétation ou projection de notre part.</p>
<p>Si l’on choisit cette voie, on retiendra les « cinq libertés », principes de base pour assurer le bien-être des animaux (d’après FAWC, 2009) :</p>
<ul>
<li>absence de faim et de soif, par la possibilité d’accéder librement à de l’eau et de la nourriture saines pour le maintien d’un bon niveau de santé et de vigueur,</li>
<li>absence d’inconfort grâce à un environnement approprié, incluant un abri et une aire de repos confortable,</li>
<li>absence de douleur, de blessures et de maladie, par des mesures de prévention ou un diagnostic rapide, suivi du traitement approprié,</li>
<li>liberté d’expression d’un comportement normal, grâce à un espace suffisant et des installations adaptées<em>,</em></li>
<li>absence de peur et de détresse, en veillant à garantir des conditions de vie et un traitement des animaux évitant toute souffrance mentale.</li>
</ul>
<p>La notion de « Coping » est également essentielle, comme curseur à placer sur une échelle allant du mal-être au bien-être, en fonction des possibilités d’ajustement de l’individu à l’environnement. Ce qui rappelle que le bien-être est un état mental dépendant de la perception de l’animal.</p>
<p>On tient compte également de ce que l’on connaît de la psychologie cognitive humaine et notamment de la théorie de l’évaluation pour étudier les émotions chez les animaux : les animaux ressentent des émotions en fonction de la perception qu’ils se font d’une situation. Autrement dit, il y a un traitement cognitif de la situation en préalable au déclenchement émotionnel. Par exemple, l’émotion ressentie par votre chat, à qui vous ouvrez la porte pour sortir à l’extérieur, ne sera pas la même selon qu’il fasse grand soleil où qu’il pleuve à verse !</p>
<p>Une des difficultés de la question est la confusion possible entre le bien-être animal (ce que l’animal ressent et perçoit) et la bientraitance (ce que l’homme pense qu’il faut faire pour l’animal). Il ne s’agit pas de projeter sur l’animal ce qu’il nous semble bien, en termes de bonnes pratiques, selon nos propres représentations, mais bien de s’appuyer sur des méthodes, des données et des résultats scientifiques basés sur des observations répétées.</p>
<p>Par exemple, le milieu de vie que nous offrons à notre compagnon doit pouvoir lui garantir le maintien des conditions les plus importantes de son milieu naturel, en matière de ressources alimentaires, de sites de sommeil et de repos et, si l’on choisit cette option, de sites de reproduction et d’élevage des jeunes. Ces ressources doivent être adéquates dans l’espace et dans le temps.</p>
<p>Avoir une idée assez précise de ce qu’est l’animal, en tant qu’espèce d’abord, puis en tant qu’individu, permet de se questionner sur ce qu’on a à lui proposer, penser à ce qu’on lui offre, au regard de ce qu’il est capable de faire ?</p>
<p>Par exemple, dans le milieu de vie proposé à un animal de compagnie, la première contrainte qu’on lui impose est la contrainte spatiale. Or le chat vit dans trois dimensions, alors que le chien vit dans deux dimensions : il y a « hétérogénéité » de l’espace, d’où l’importance de pouvoir laisser votre chat accéder à des espaces en hauteur, comme des meubles, des étagères ou encore des arbres à chats suffisamment hauts et stables, s’il n’a pas accès à l’extérieur.</p>
<p>Pour pouvoir mettre en œuvre ces mesures il faut connaître toutes les spécificités de l’individu, ses capacités, et apporter une réponse à ces capacités. Il faut évaluer les réponses comportementales de l’animal ; cela demande une certaine analyse, et de l’humilité de la part de l’humain.</p>
<p>Autre exemple, le chat ayant beaucoup de périodes de repos qui se succèdent au cours du jour et de la nuit, son bien-être dépend parfois de notre résistance à la frustration de ne pas aller le déranger pour lui « faire des papouilles », le toucher étant un sens très utilisé par l’espèce humaine !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour aller plus loin sur le sujet : <a href="https://productions-animales.org/article/view/2299" target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow">Article INRA</a></p>
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		<title>La perception sensorielle du monde : une affaire d’espèces et d’individus …</title>
		<link>https://www.isabelle-briche.fr/la-perception-sensorielle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Isabelle Briche]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Aug 2020 10:59:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[équilibre et bien-être]]></category>
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					<description><![CDATA[Il est bien connu que les chiens ont un odorat bien plus développé que le nôtre, que les insectes perçoivent les rayons ultraviolets, que les oiseaux migrateurs se dirigent grâce au champ magnétique terrestre, que les chats ont une bonne vision nocturne, etc. Il serait erroné de penser que toutes les espèces perçoivent les choses de la même manière que&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il est bien connu que les chiens ont un odorat bien plus développé que le nôtre, que les insectes perçoivent les rayons ultraviolets, que les oiseaux migrateurs se dirigent grâce au champ magnétique terrestre, que les chats ont une bonne vision nocturne, etc. Il serait erroné de penser que toutes les espèces perçoivent les choses de la même manière que la nôtre, puisque les sens et les capacités sensorielles de chacune sont différents.<span id="more-150"></span></p>
<p>Cependant, les personnes s’interrogent rarement sur la manière dont leur propre animal perçoit le monde et s’en fait une représentation. Pourtant, la perception influe sur le comportement, donc sur la relation à l’autre, qu’elle soit intra ou inter espèce.</p>
<p>Autrement dit, si l’on commence par s’interroger sur le « Pourquoi » d’un comportement, le pourquoi un animal fait ce qu’il fait, avec la volonté de le comprendre avec exactitude, il faut nécessairement se poser la question préalable du « Comment » voit-il le monde ?</p>
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<p>Pour cela, laissons-nous guider par les travaux du biologiste Jacob Von Uexküll, publiés à Hambourg en 1934 et traduits en 1956 sous le nom de « Mondes animaux et monde humain* ».</p>
<p>Ils donnent à voir que chaque espèce animale, mais aussi chaque individu a un « Umwelt ». Ce terme peut être traduit par « Environnement sensoriel » ou « Monde propre », qui est la définition utilisée en Français.</p>
<p>Le concept d<strong>&lsquo;</strong>Umwelt a été introduit en éthologie pour décrire le caractère déterminé des stimuli environnementaux auxquels un animal réagit. Ce qui est signifiant pour l’un (mouvement, couleurs, bruits, odeurs) n’existe parfois pas du tout dans le monde de l’autre.</p>
<p>Par exemple, si je passe devant la carte d’un restaurant en ayant vraiment faim, il y a de fortes chances que j’entre dans ce restaurant, alors que si je passe devant cette même carte en ayant déjà déjeuné, je ne serais probablement pas tentée.</p>
<p>Ce même exemple me permet de vous faire observer que, non seulement la manière de percevoir le monde est propre à chaque espèce, mais aussi à chaque individu, et qu’en plus, elle varie selon les circonstances, c’est-à-dire selon l’état perceptif du moment !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ainsi, des organismes, bien que partageant le même environnement peuvent avoir l’expérience de différents « mondes propres ». Pour en revenir aux chats, leur « Monde propre » est surtout affaire d’odeurs, de sons et de mouvements. Le prendre en compte permet de guider notre relation à eux et d’en améliorer la qualité.</p>
<p>Nul doute qu’enrichir leur milieu de vie en créant un « chemin de croquette » dans la maison va flatter leur odorat, constituer un divertissement intéressant et les occuper en notre absence, pour peu que vous ayez affaire à des individus stimulés par l’alimentation. La stimulation olfactive peut prendre parfois des voies plus étonnantes pour nous, quand on a un chat qui apprécie de se rouler sur nos chaussures ou d’enfouir le museau dans nos aisselles : odeurs malodorantes pour nous et affriolantes pour lui !</p>
<p>Attirer l’attention de son chat est également plus facile en produisant des bruits de grattements, des sons de petits couinements, tels que le feraient ses proies favorites, plutôt que de l’appeler de manière répétée à voix haute. Pour l’inciter au jeu, il vaut mieux utiliser un jouet de style canne à pêche qui, en plus d’avoir l’avantage de nous protéger de griffures ou morsures éventuelles, nous permet de le manipuler de manière rapide et précise, pour aiguiser son instinct de chasseur de mouches ou de souris. Le chat ayant une vision des couleurs proche de celle des daltoniens, il ne perçoit que les couleurs allant d’une gamme du jaune au bleu, en passant par le vert. Ainsi, la « proie » fixée à l’extrémité du jouet canne à pêche de votre chat lui apparaîtra comme indépendante du bâton si le lien est de couleur rouge, couleur qu’il ne perçoit pas.</p>
<p>* Mondes animaux et monde humain, Jacob Von Uexküll, Edition Pocket, Collection Agora, paru le 24/11/2004</p>
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